Pour aller à l’essentiel :
En cas de dépôt de bilan pendant arrêt maladie, le salarié conserve le versement des indemnités journalières par la CPAM et bénéficie d’une acquisition de congés payés à hauteur de 2 à 2,5 jours par mois selon la nature de la maladie. Il doit impérativement déclarer ses créances salariales dans un délai maximal de deux mois auprès du liquidateur pour garantir ses droits et indemnités, notamment en cas de liquidation judiciaire.
Le dépôt de bilan de l’entreprise ne signifie pas toujours la rupture automatique du contrat de travail pour un salarié en arrêt maladie, mais entraîne souvent une suspension temporaire qui protège le lien juridique. Cette situation délicate soulève des questions sur les démarches administratives à effectuer, la protection sociale et l’impact sur les indemnités de licenciement ou de maladie professionnelle. Comprendre les modalités de la procédure judiciaire et les obligations de l’employeur permet d’éviter la perte des droits essentiels liés au contrat et à l’assurance maladie. Ce savoir confère au salarié une meilleure maîtrise des étapes clés pour sécuriser ses revenus et ses garanties durant cette période.
Droits du salarié lors du dépôt de bilan pendant arrêt maladie
Lorsqu’une entreprise effectue un dépôt de bilan alors que le salarié est en arrêt maladie, plusieurs droits subsistent pour ce dernier. En premier lieu, il faut savoir que les indemnités journalières versées par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) continuent d’être versées, indépendamment de la situation financière de l’employeur.
La loi garantit que la suspension du contrat de travail liée à l’arrêt maladie ne remet pas en cause les droits du salarié à percevoir ces indemnités. Par ailleurs, les périodes d’arrêt maladie sont désormais assimilées à du temps de travail effectif pour l’acquisition des congés payés. Le taux d’acquisition est précisé : 2 jours ouvrables par mois d’arrêt maladie non professionnelle et 2,5 jours par mois en cas de maladie professionnelle.
La protection sociale du salarié reste active et il conserve également ses droits à la mutuelle et à la prévoyance si ces garanties sont prévues par son contrat ou la convention collective.
- Indemnités journalières maintenues par la CPAM
- Acquisition des congés payés à 2 jours/mois ou 2,5 jours/mois
- Droits à la protection sociale et mutuelle préservés
Le salarié doit toutefois être vigilant et effectuer la déclaration de ses créances salariales auprès du liquidateur dans un délai de deux mois maximum après réception de la notification, pour sécuriser notamment ses indemnités de maladie professionnelle, qui bénéficient d’un régime prioritaire.
Impact du dépôt de bilan pendant arrêt maladie sur le contrat
Suspension du contrat pendant arrêt maladie lié au dépôt
Lorsqu’une entreprise dépose le bilan, le contrat de travail du salarié en arrêt maladie est en principe suspendu mais pas automatiquement rompu. En cas de redressement judiciaire, l’activité se poursuit sous contrôle judiciaire et le contrat peut être maintenu, même en arrêt maladie.
Cette suspension signifie que les obligations principales du contrat sont interrompues temporairement du fait de la maladie, mais le lien juridique subsiste et le salarié garde ses droits. La procédure collective n’empêche pas la continuité des versements des indemnités journalières de la CPAM tout au long de l’arrêt.
Rupture du contrat et indemnités en liquidation
En revanche, lors d’une liquidation judiciaire, la situation se complique. En effet, la cessation d’activités entraîne généralement la rupture du contrat de travail pour motif économique, même pour un salarié en arrêt maladie.
Cette rupture ouvre droit à des indemnités légales ou conventionnelles, notamment :
- Indemnité de licenciement
- Indemnité compensatrice de préavis, même en cas d’impossibilité de les réaliser à cause de l’arrêt maladie
- Indemnité compensatrice pour congés payés acquis (avec les jours acquis à raison de 2 jours par mois pour une maladie non professionnelle et 2,5 jours par mois pour maladie professionnelle)
Le rôle du mandataire judiciaire est essentiel : il contrôle la validité et le montant de ces créances, notamment pour valider les indemnités liées à la maladie professionnelle. Ensuite, l’AGS intervient pour garantir leur paiement, en cas d’insolvabilité de l’employeur.
Indemnités et aides pendant dépôt de bilan
Maintien des indemnités journalières et autres aides
Les indemnités journalières versées par la sécurité sociale continuent malgré le dépôt de bilan. Elles dépendent des conditions du salarié (cotisations, temps de travail) mais non de la solvabilité de l’employeur.
Si le contrat est rompu en liquidation judiciaire, on peut bénéficier également de plusieurs indemnités liées à la rupture :
- Indemnité légale ou conventionnelle de licenciement calculée sur les salaires de référence
- Indemnité compensatrice de préavis même si non exécutée durant l’arrêt maladie
- Indemnités pour congés payés non pris, avec des règles précises d’acquisition pendant arrêt maladie
Le rôle de l’AGS pour la garantie financière
En cas d’insolvabilité de l’employeur, l’AGS garantit le versement des salaires impayés et des indemnités liées au licenciement, y compris les indemnités journalières liées à une maladie professionnelle.
Cette garantie est primordiale pour assurer un maintien minimal des revenus, même si l’entreprise a fait faillite. Le mandataire judiciaire collabore avec l’AGS pour régler ces sommes prioritaires au sein de la procédure collective.
Le retour d’expérience. “Déclarer rapidement vos créances au liquidateur dans les deux mois est essentiel pour sécuriser vos indemnités de maladie professionnelle et éviter toute perte financière.”
Procédures et démarches liées au dépôt de bilan
Déclaration des créances salariales
Après la notification du dépôt de bilan et du licenciement, le salarié doit impérativement déclarer ses créances au liquidateur ou à l’administrateur judiciaire, dans un délai maximal de deux mois.
Cette déclaration doit être accompagnée de pièces justificatives : contrat de travail, bulletins de salaire, attestations d’arrêt maladie et notification de licenciement. Une démarche aussi rapide que précise garantit l’inscription sur la liste des créances prioritaires.
Recours et inscriptions administratives
Suite à la rupture du contrat pour motif économique, le salarié peut s’inscrire à Pôle emploi pour ouvrir ses droits au chômage. Il est conseillé de demander une aide sociale temporaire auprès de la CPAM si nécessaire pour faire face à une période de faibles revenus.
En cas de litige sur les indemnités ou la rupture, le salarié dispose de recours auprès des prud’hommes ou de l’inspection du travail. Il peut aussi solliciter l’aide des représentants du personnel ou des syndicats pour accompagner ses démarches.
Dépôt de bilan pendant arrêt maladie : protection sociale et maladie professionnelle
Droits spécifiques en cas de maladie professionnelle
Le salarié souffrant d’une maladie professionnelle bénéficie d’une protection accrue. En plus des indemnités journalières versées sans interruption, il peut prétendre à une rente viagère ou une indemnité forfaitaire selon le taux d’incapacité fixé.
Les créances liées à la maladie professionnelle sont considérées comme des créances salariales privilégiées. Elles doivent être signalées au mandataire judiciaire qui valide et contrôle leur paiement.
Maintien des droits et indemnisation en procédure collective
Pendant la procédure collective, la CPAM continue à verser les indemnités journalières liées à la maladie professionnelle. La liquidation judiciaire entraîne souvent un licenciement, mais cela n’annule pas ces droits.
L’AGS intervient pour garantir le paiement des indemnités liées à la maladie professionnelle si l’employeur est insolvable, assurant ainsi la continuité de la protection sociale malgré la faillite.
FAQ — dépôt de bilan pendant arrêt maladie
Quelles indemnités en cas de dépôt de bilan ?
En cas de dépôt de bilan, le salarié peut percevoir les indemnités journalières de la CPAM, ainsi que, en liquidation judiciaire, des indemnités légales ou conventionnelles de licenciement, une indemnité compensatrice de préavis et des congés payés acquis.
Est-il possible d’être licencié en liquidation judiciaire pendant un arrêt maladie ?
Oui, en liquidation judiciaire, le contrat de travail est généralement rompu pour motif économique, même si le salarié est en arrêt maladie. Ce licenciement ouvre droit à diverses indemnités malgré l’arrêt.
Quelles sont les sanctions possibles suite à un arrêt maladie ?
Les sanctions pour un arrêt maladie abusif peuvent inclure un avertissement, une mise à pied, voire un licenciement. Cependant, en cas d’arrêt justifié, les droits et protections du salarié sont maintenus, même pendant procédure collective.
Comment s’en sortir financièrement en arrêt maladie ?
Pour s’en sortir financièrement en arrêt maladie, le salarié bénéficie des indemnités journalières de la CPAM, de la mutuelle, des aides sociales éventuelles, ainsi que de l’intervention de l’AGS en cas d’insolvabilité de l’employeur.
Quelles démarches doit effectuer le salarié après un dépôt de bilan ?
Après un dépôt de bilan, le salarié doit déclarer ses créances salariales auprès du liquidateur dans un délai de deux mois, en fournissant justificatifs, pour sécuriser ses indemnités, notamment en cas de maladie professionnelle.
Quels sont les droits spécifiques en cas de maladie professionnelle pendant un dépôt de bilan ?
En cas de maladie professionnelle, le salarié bénéficie d’indemnités journalières maintenues, ainsi que de créances salariales privilégiées. Il peut aussi prétendre à une rente ou une indemnité forfaitaire selon le taux d’incapacité.

Je suis Alexandre, passionné d’informatique depuis mon adolescence où j’ai découvert les premiers ordinateurs et le monde du code. Depuis plusieurs années, je partage mes connaissances et mes tests à travers des articles de blog sur le site Seeyar, où j’explore les dernières tendances du numérique.







